Publié dans Domitien, empereur romain, gladiateur, Kate Quinn, La maîtresse de Rome, Passion lecture, roman historique, Rome antique

Passion lecture: La Maîtresse de Rome de Kate Quinn

Cela faisait un certain temps que je n’avais pas été captivée par un roman d’un autre genre que thriller ou policier.
C’est dire combien j’ai aimé ce livre!
L’action se situe sous le règne de Domitien, au premier siècle après J.C.
La reconstitution de l’époque est vraiment très bien documentée ce qui donne un roman très réaliste: les maisons, les rues de la Rome antique, le palais impérial, les villas à la campagne, le port d’Ostie, le forum, les arènes où se déroule une bonne partie de l’histoire sont autant de

 

 

décors bien plantés, dont les descriptions rendent le texte vivant sans l’alourdir. Le lecteur moderne se trouve d’emblée transporté dans la Rome antique comme s’il était monté dans une machine à remonter le temps. C’est époustouflant!!
Je suis particulièrement bluffée par la façon dont Kate Quinn a mis en scène les jeux du cirque et des gladiateurs sans aucune complaisance, certes, mais aussi sans aucune exagération; simplement tels qu’ils étaient organisés, tels que les Romains les voyaient et les appréciaient.
Les événements politiques sont également bien reconstitués et analysés.

En voici un extrait: chapitre 13, page 196:
 » La Germanie supérieure, maintenant! murmura le sénateur Scaurus. Et ensuite? La Gaule? L’Espagne?
Il n’était pas le seul à murmurer. Le sénat avait siégé comme d’habitude et on avait à peine parlé de la rébellion, sinon pour dire que Saturninus était un arriviste, un vieux soldat déçu d’avoir reçu son congé et qui avait entraîné à sa suite une poignée d’indigènes peints en bleu. Cependant, une fois la séance levée, les sénateurs étaient restés plus nombreux que d’habitude, réunis en petits groupes sur les gradins de marbre, tripotant nerveusement la lisière pourpre de leur toge. »

Bien sûr, ma formation d’historienne m’incite à être particulièrement attentive au réalisme des reconstitutions historiques. Pourtant, je dois dire qu’ici je ne suis pas déçue. Les personnages historiques, notamment celui de l’empereur Domitien sont criants de vérité.
Ce qui m’amène à évoquer la psychologie des personnages, qu’ils soient réels ou fictifs.
Kate Quinn a adopté un procédé littéraire original: à chaque chapitre, l’histoire est racontée selon les points de vue croisés de chacun des personnages principaux permettant ainsi de mieux comprendre pourquoi tel ou tel agit ainsi, ce qui le motive, quelles sont ses pensées les plus secrètes, ses rêves mais aussi ses désespoirs; le lecteur vit les événements au fur et à mesure que les personnages les vivent, ressentant ses souffrances, ses joies, ses sentiments.

Pour finir, l’intrigue en elle-même est captivante, notamment l’histoire d’amour peu banale de Théa, l’esclave juive, et du Gladiateur Arius.
extrait de la page 102, Théa qui s’adresse à Arius en pensée:  » J’aime comme tu frottes la cicatrice sur le dos de ta main quand tu es inquiet. J’aime la façon dont tu fais d’une épée une partie vivante de ton corps. J’aime quand tu poses sur moi un regard brûlant, comme si tu me voyais pour la première fois. J’aime en toi la noirceur qui veut tuer le monde entier, et la douceur qui le regrette ensuite. J’aime ta façon de rire, comme si tu t’étonnais simplement de pouvoir le faire. (…) J’aime ta façon de respirer, de parler, de sourire. J’aime que tu me serres si fort que j’en ai le souffle coupé. J’aime ta façon de faire de la mort une danse. J’aime la confusion que je lis dans tes yeux quand tu t’aperçois que tu es heureux. J’aime chaque muscle et chaque os de ton corps, chaque repli de ton âme. Je t’aime tant que je ne peux pas le dire à voix haute en plein jour. »

Les divers rebondissements qui font qu’on ne s’ennuie jamais. Bien au contraire!!!
J’ai vraiment vibré en lisant cette histoire, j’ai tremblé pour mes personnages préférés…mais je n’en dirais pas plus!!

Pour conclure, je vous recommande chaudement ce livre. Et j’attends avec impatience de me procurer la suite, « L’impératrice des sept collines ».

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