Publié dans Danemark, guerre froide, Leif Davidsen, Les auteurs

Les auteurs :Leif Davidsen

Biographie: leif davidsen

Leif Davidsen est né le 25 juillet 1950 à Oterrup, petite ville du centre du Danemark, au nord de l’île de Fionie. La Fionie ( Fyn en danois) est la deuxième plus grande île du Danemark. Elle est considérée comme le Jardin du Danemark en raison des nombreux châteaux et manoirs pourvus de jardins et de parcs.

otterup
Oterrup

En 1967, il part étudier aux USA, dans une haute école, mais il abandonne ses études et exerce divers petits métiers pour subvenir à ses besoins, entre autres terrassier, barman ou chauffeur. Rentré au Danemark, il suit des études de journalisme. Il vit actuellement à Copenhague.

Sa carrière de journaliste:

Une fois son diplôme en poche, il devient, en 1976, journaliste free-lance en Espagne avant d’être nommé reporter et correspondant à l’étranger pour Radio Danemark. Puis il devient rédacteur d’informations à la télévision. Il a longtemps exercé son métier dans les pays de l’Est, notamment à Moscou. Après le démantèlement de l’ancienne Russie, il a été souvent présenté comme espion, accusation qu’il a toujours réfutée. Bien connu de

danemark
Danemark

ses compatriotes qui, pendant de nombreuses années,  l’ont régulièrement entendu sur les ondes, Leif Davidsen a rédigé de nombreux documentaires pour la télévision et la radio danoises. Il donne également des conférences.

Sa carrière d’écrivain:

Mettant à profit sa connaissance approfondie des pays de l’est, Leif Davidsen s’est lancé dans la rédaction de romans situés à mi-chemin entre le polar et le roman d’espionnage, avec notamment La Trilogie Russe dont l’action se passe à la fin des années 1980, au moment où l’empire russe se désagrège et que tous les rapports de force sont remis en question, les certitudes d’hier envolées et que les citoyens russes se mettent à espérer malgré un avenir plus sombre que jamais. Tom Gubrowski va tenter de comprendre comment l’Histoire a pu façonner sa propre vie en même temps que son roman espionnagepays. Le lecteur suit l’enquête méticuleusement conduite tout en suivant l’auteur dans les méandres de ce monde russe si proche et à la fois si lointain. C’est toute une tranche de notre histoire que Leif Davidsen observe sous l’œil de son microscope à haute précision.

Ses romans, comme je l’ai précisé plus haut, sont un subtil mélange de polar et de roman d’espionnage, sans toutefois sombrer dans le registre du complot. Ils s’attachent plutôt à tracer le portrait de personnages ballottés par l’Histoire, dans un monde qui a perdu ses anciens repères et peine à s’en trouver de nouveaux. Sa connaissance pointue des pays de l’ancien bloc soviétique lui sert à composer des intrigues solides et captivantes. Il y évoque la guerre en Afghanistan ou celle de Tchétchénie, la montée des divers nationalismes et leurs intérêts sous-jacents, retrace la destinée de la nouvelle Russie et les enjeux contemporain auxquels elle doit faire face, dans un monde remodelé selon des critères différents. Il émaille au passage son propos d’anecdotes illustrant la culture russe, anecdotes utiles pour faire avancer l’enquête.

Style et écriture:

Dès les premières pages de ses romans, Davidsen prend son lecteur par la main et l’invite à voyager avec ses personnages à la personnalité dense, complexe, lui semblant étonnamment familiers. Même le monde l’espionnage dans lequel ils évoluent semble accessible, sans doute parce que ces espions, suite à la dissolution de l’ancien ordre mondial, celui de l’URSS et de la Guerre froide, sont devenus des électrons, non pas libres, mais que plus aucun Etat ne contrôle, sont prêts à se vendre au plus offrant. Car dans un monde sans plus aucun repère, tout devrait être possible.guerre froide

Ainsi, le passage du lecteur dans ces intrigues est facilité par leur construction solide où le passé qu’on croit révolu fait écho au présent incertain, éclairé par les arcanes de l’Histoire sans jamais gêner sa vision d’ensemble. D’autant que l’enquête reste toujours le fil conducteur auquel se raccrocher. Le récit fourmille d’informations toujours utiles à la bonne compréhension de l’intrigue.

Incontestablement, Leif Davidsen, en éminent spécialiste de cette Europe de l’Est, en saisit tous les enjeux passés et présents, ce qui lui permet de mêler intelligemment les fils de la réalité et de la fiction, de l’ Histoire et de la petite histoire. Le lecteur ne sait plus ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas, mais il este captivé jusqu’à la dernière page. « Les héros de Davidsen, voyageurs déracinés, sont aussi cyniques et distants que le veut le genre du suspense. Pourtant, au fil des romans, l’auteur se révèle de plus en plus moraliste et même idéaliste. Il ne lui manque qu’une baguette magique pour transformer notre monde impossible en un paisible paradis placé sous le règne de l’amitié et de la tolérance… » déclare Monique Christiansen, sa traductrice depuis 1996. (Eric Eydoux, Polars du Nord).

Ainsi, il apparaît que les ouvrages de Leif Davidsen sont bien plus que des romans d’espionnage/polars, car, à l’instar du Français Didier Daeninckx, il nous propose une vision critique et personnelle d’une page de l’Histoire européenne.

Bibliographie:

La trilogie russe:

  • La chanteuse russe, ( Den russiske sangeride, 1988 ), traduit par Monique Christiansen, publié en 1991 par les éditions Gaïa, réédité en 2011 par les éditions Actes Sud, Babel Noir.
  • Le dernier espion, (Den sidste spion, 1991), traduit par Martine Selvadjian, publié en 1996 par les éditions Gaïa, puis réédité en 2002; réédité en 2010 par les éditions Gallimard, collection Folio policier.
  • Un Russe candide ( Den troskyldige ryssen, 1993), traduit par Monique Christiansen, publié en 1997 par les éditions Gaïa; réédité en 2011 par les éditions Actes Sud, Babel Noir.

Autres romans:

  • Uhellige alliancer, non traduit, 1984.
  • Le Danois serbe, (Den serbiske Dansker, 1996), traduit par Monique Christiansen, publié en 2001 par les éditions Gaïa; réédité en 2007 par les éditions Gallimard, collection Folio policier.
  • La photo de Lime (Lime’s billede, 1998), traduit par Monique Christiansen, publié en 2000 par les éditions Gaïa; réédité en 2009 par les éditions Gallimard, collection Folio policier.
  • Dostojevskijs sidste rejse (2002), non traduit.
  • La femme de Bratislava, (De gode Sostre, 2001), traduit par Monique Christiansen, publié en 2004 par les éditions Gaïa; réédité en 2006  par les éditions Gallimard, collection Folio policier.
  • L’épouse inconnue, (Den ukendte hustru, 2006),  traduit par Monique Christiansen, publié en 2007 par les éditions Gaïa; réédité en 2009  par les éditions Gallimard, collection Folio policier.
  • L’ennemi dans le miroir, (Fjenden i spejlet, 2004), traduit par Monique Christiansen, publié en 2006 par les éditions Gaïa; réédité en 2008  par les éditions Gallimard, collection Folio policier.
  • A la recherche d’Hemingway, (Pa udkig efter, 2008), traduit par Monique Christiansen, publié en 2010 par les éditions Gaïa; réédité en 2013  par les éditions Gallimard, collection Folio policier.
  • Le gardien de mon frère, (Min broders vogter, 2010), traduit par Monique Christiansen, publié en 2014 par les éditions Gaïa.
  • La mort accidentelle du patriarche, (Patriarkens hoendelige dod, 2013), traduit par Monique Christiansen, publié en 2016 par les éditions Gaïa.

 

 

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