Publié dans Dana B. Chalys, exorcisme, fantastique, Interviews exclusives, Non classé

Interview exclusive de Dana B. Chalys, auteur de la trilogie « Chroniques d’un saint exorciste ».

Un grand merci à Dana B. Chalys qui a gentiment répondu à mes questions en espérant que celles-ci vous intéresseront autant qu’elles m’ont intéressée. Vous découvrirez une jeune femme à la personnalité attachante, un parcours d’écrivain particulier…

1-À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

J’ai commencé à écrire à 14 ans par envie de coucher sur le papier tout ce que je ressentais à travers de courts textes. Ma première vraie histoire a vu le jour quand j’avais 16 ans, mais ce n’est qu’à partir de mes 19 ans que j’ai commencé à écrire de manière régulière. L’envie de publication n’est arrivée qu’à 24 ans. Comme vous voyez, il y a eu pas mal d’étapes avant que je trouve mon rythme de croisière.

2-Était-ce votre vocation ou vous destiniez-vous à une autre carrière ?

Je me destinais et me destine à une autre carrière même si, comme beaucoup de romanciers, j’aimerais vivre de ma plume. J’y ai cru dans ma jeunesse avant de déchanter. La vie étant ce qu’elle est, avoir un travail fixe à côté m’est indispensable.

3-Pouvez-vous nous dire dans quel domaine vous avez fait des études ?

Mon parcours est assez chaotique : après quatre ans de comptabilité, je suis allée en fac de cinéma et, récemment, j’ai validé un diplôme en communication digitale. En parallèle, je me suis aussi formée au graphisme.

4-Quelles sont vos influences littéraires, vos auteurs et œuvres préférés ?

Je lis beaucoup de Fantastique épouvante, notamment Graham Masterton et James Herbert. « Dis-moi qui tu hantes » (réédité chez Milady sous le nom de « Hanté ») de ce dernier a été le premier livre qui m’a fait aimer le genre.

Parmi les classiques, j’apprécie beaucoup « Orgueil et Préjugés » de Jane Austen et « Frankenstein » de Marys W. Shelley.

Sinon, je lis pas mal d’auteurs francophones comme Pierre Bottero (que j’ai découvert avec Ellana), Henri Loevenbruck avec La Moïra, ainsi que tous les livres de Roxane Dambre, d’Émilie Milon et d’Alizée Villemin qui sont de jeunes autrices prometteuses.

Et de temps en temps, je prends plaisir à lire Agatha Christie, Conan Doyle ou Exbrayat.

5-Puis-je vous demander d’où vous vient votre passion pour le folklore et les légendes ?

De mes parents, je suppose, puisqu’ils s’intéressent eux-mêmes à tout ça. La bibliothèque familiale contient beaucoup d’ouvrages ésotérique, de contes et de légendes. J’ai donc toujours baigné dans cette ambiance, avec en plus une petite touche de Science-Fiction grâce à mon père qui est un grand amateur. De ce fait, même si je ne lis pas forcément ce genre, je m’intéresse aussi beaucoup à tout ce qui touche à l’Univers.

6-Pouvez-vous nous expliquer pourquoi vous écrivez des romans fantastiques ?

J’ai fait un article sur mon blog à ce sujet, à l’occasion du Mois de l’Imaginaire. « Si j’écris du Fantastique, et de l’Imaginaire en général, c’est parce que le monde est trop petit pour moi, parce qu’il m’enferme dans ses propres limites. Écrire, c’est les dépasser en le modelant pour y ajouter des choses plus grandes que nous, plus terrifiantes aussi. Cela me permet également d’imaginer comment l’être humain réagirait à l’existence de créatures et d’événements qui n’ont rien de scientifiques ou de logiques. »

7-Combien de temps vous a-t-il fallu pour écrire le premier tome des Chroniques d’un Saint Exorciste ?

Trois semaines et des poussières, ce qui est exceptionnel mais j’étais inspirée et le roman reste quand même un format court, donc plus rapide à écrire qu’un pavé de cinq cents pages. Le nombre de personnages est également limité, c’est une facilité supplémentaire. D’ordinaire, j’ai tendance à avoir beaucoup de personnages et à broder des intrigues plus longues et complexes. Si c’est différent ici c’est parce que cette trilogie a été pensée pour s’adapter à la publication en ligne sur Wattpad. Il faut savoir que la plate-forme est fréquentée en majorité par des adolescents/jeunes adultes, je voulais donc des chapitres courts, un style visuel et un rythme soutenu.

8-Comment avez-vous construit votre intrigue, autour de quel élément, un lieu, un personnage ?

L’intrigue des Chroniques d’un Saint Exorciste s’est articulée en priorité autour de Nathan car c’est vraiment lui qui porte l’histoire et qui en est au centre. Même si les autres personnages ont leur importance, leur rôle reste de l’épauler dans sa lutte contre les forces du mal.

9-Dans votre roman, les scènes d’exorcisme sont particulièrement réalistes. Comment vous êtes-vous documentée sur ce sujet ?

En lisant des témoignages de prêtes exorcistes, notamment ceux du Père Amorth, exorciste du Vatican, ainsi qu’en regardant des reportages trouvés en grande majorité sur maison-hantee.net. J’ai aussi puisé dans mes lectures, mes visionnages de films et séries ou dans les jeux-vidéos.

10-À ce propos, la religion est-elle un sujet qui vous intéresse, qui vous interpelle ?

Ce sont les mythologies derrière les religions qui m’intéressent, pas les religions en elles-mêmes car je ne suis pas du tout croyante. Le sujet ne m’intéresse ni ne m’interpelle donc pas même si je n’y suis pas réfractaire non plus.

11-Un des thèmes évoqués est la loyauté : est-ce une valeur importante à vos yeux ?

Tout comme la solidarité et l’amitié qui unissent Donna et ses amis.

Ces trois thèmes représentent en effet des valeurs importantes à mes yeux, tout comme la tolérance, qui sont toutes des valeurs menant au respect de soi et d’autrui, car personne n’est meilleur qu’un autre. Nous sommes tous différents tout en étant faits de la même matière.

12-Est-il vrai d’affirmer qu’à travers vos personnages vous transmettez à vos lecteurs certaines de vos valeurs ?

Oui, c’est vrai. Je les partage avec eux sans pour autant vouloir les leur imposer car nous avons tous notre vision de la vie et de notre relations aux autres. Il n’y a donc pas de discours moralisateur derrière mes personnages, juste une façon de penser parmi tant d’autres que je confronte à la leur.

13-Quant au thème principal, la lutte du Bien contre le Mal, est ici revisité d’une manière originale. Ce thème est-il important pour vous ?

Pas vraiment, c’est d’ailleurs la première fois que je le traite. D’ordinaire, je préfère les nuances de couleurs, pas de gris, et les personnages qui n’agissent pas contre les autres mais pour eux, avec tout ce que cela implique. J’aime les histoires où les rêves se complètent, se heurtent, se contredisent ou s’affrontent. Des histoires aussi complexes que l’être humain.

14-J’ai particulièrement apprécié la construction du roman : le fait que deux voix racontent l’histoire de deux points de vue différents : Donna, une étudiante complètement étrangère à toute manifestation fantastique et Nathan, l’exorciste aux étranges pouvoirs. Pourquoi ce choix ?

Pourquoi ce choix ? Parce que c’était une évidence. C’est l’opposition du mode de vie de Donna avec celui de Nathan qui, à mon sens, donne tout son intérêt à l’histoire. Donna est un personnage dans lequel tout le monde est susceptible de se reconnaître, elle permet ainsi de souligner encore plus la singularité de Nathan, de ses pouvoirs et de son quotidien. Sa voix est donc tout aussi importante que celle du héros en la complétant.

15-En ce qui concerne Nathan, c’est un personnage complexe et déroutant. Est-il totalement issu de votre imagination ?

J’avoue que cette question m’a surprise ! Oui, Nathan est totalement issu de mon imagination bien que, comme pour tout œuvre de l’esprit, il ait dû subir les influences de mon inconscient, lui-même nourri par tout ce que j’ai vécu, toutes les personnes que j’ai connues et tous les rêves que j’ai fait.

Mais si un tel homme existait, je serais ravie de le rencontrer !

16-Les nombreuses scènes d’action sont bien décrites et tout à fait crédibles. Pouvez-vous nous expliquer comment vous procédez pour écrire de telles scènes ?

Je galère. Beaucoup. Les scènes d’action sont dures à écrire car elles doivent refléter la rapidité de la scène tout en restant lisibles et compréhensibles pour le lecteur. Ce sont généralement des passages qui me demandent pas mal de réflexion avant et pendant l’écriture, et sur lesquels je m’attarde particulièrement lors des phases de correction.

Mon amour des films d’action et mon bagage audiovisuel me permettent de visualiser ces scènes très facilement. Le plus difficile est ensuite de les analyser pour en extraire ce qui sera traduisible et traduit en mots.

17-À travers le roman, votre attachement à la ville de Toulouse, votre ville natale, est palpable. Que représente cette ville pour vous et pourquoi avoir choisi d’y situer l’action de votre roman ?

Je dois vous avouer qu’en fait, je ne suis pas née à Toulouse mais à Castelnaudary, ville réputée pour son cassoulet (à juste titre). Je suis donc Chaurienne.

Malgré tout, Toulouse est la ville que je connais le mieux, raison pour laquelle j’ai choisi d’y situer l’histoire. J’aime beaucoup les romans régionaux qui ont cette touche d’authenticité que beaucoup d’autres romans n’ont pas. Puis ça change de Paris, ou des États-Unis, et ça permet aux lecteurs de découvrir la France sans bouger de chez eux !

18-Dernière question : à quand la troisième tome ??

À l’été 2018, donc dans quelques mois. Et j’espère vraiment que la conclusion de la trilogie sera à la hauteur du début. Je compte sur vous pour me le dire !

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